Comment choisir un copieur multifonction professionnel ?

Pour choisir un copieur multifonction professionnel, il faut faire correspondre l’appareil aux usages réels de vos bureaux. Le volume de pages, la vitesse, les formats, les fonctions, la couleur, le coût complet et le mode de financement entrent tous dans ce choix.

Quel volume et quelle vitesse pour votre photocopieur ?

Un photocopieur professionnel bien dimensionné absorbe les pointes sans immobiliser votre budget dans une capacité qui ne servira pas. Le choix se fait donc à partir de chiffres relevés dans vos locaux, et non à partir de l’effectif ou d’une fiche technique.

Imprimante multifonction professionnelle grise dans un bureau, à côté d’un meuble avec des papiers et une plante.

Mesurer les usages réels

Le volume de référence s’établit à partir des douze derniers mois : compteurs de l’appareil, factures de maintenance, consommation de papier et de toner. Une fois ces données réunies, triez-les selon trois distinctions, car elles ne se comptent pas de la même façon.

  • Noir et blanc ou couleur : les impressions et les copies se comptent séparément dans chaque mode.
  • A4 ou A3 : le format modifie la consommation et souvent la règle de facturation.
  • Pages numérisées : elles passent par l’appareil sans être imprimées et ne doivent pas gonfler le volume d’impression.

Le recto verso complique la lecture : une feuille imprimée des deux côtés représente généralement deux pages. Le compteur de feuilles, le compteur de pages et les clics facturables (les pages que le contrat comptabilise) peuvent donc donner trois totaux différents. C’est pourquoi chaque relevé doit préciser l’unité utilisée.

Dimensionner la cadence pour les pointes

À effectif égal, deux bureaux n’ont pas les mêmes besoins : un cabinet qui numérise beaucoup ou une mairie qui traite des dossiers confidentiels n’attendent pas la même disponibilité. Au volume mensuel moyen s’ajoutent donc la journée et l’heure les plus chargées, les travaux lancés en même temps et la taille d’un dossier type. En pratique, jusqu’à 3 000 copies par mois, une vitesse d’impression inférieure à 20 pages par minute peut suffire. Au-delà de 25 000 pages par mois, certains copieurs atteignent 75 pages par minute.

Vérifier la capacité en situation

La vitesse annoncée dépend du format A4, du mode couleur ou noir et blanc, du recto verso et de la qualité retenue. Pour les petits travaux, c’est surtout le délai de sortie de la première page qui compte : un courrier d’une page attend davantage le démarrage de la machine que sa cadence maximale.

Le volume mensuel recommandé pour un fonctionnement régulier ne se confond pas non plus avec le volume maximal annoncé. Ce second chiffre est une limite technique, pas un rythme d’usage normal.

Ces vérifications sont plus simples quand un œil extérieur les mène. Reproland propose un audit gratuit de votre parc d’impression, qui recense les équipements présents et vérifie s’ils correspondent à vos usages. Selon la taille du parc, il dure de quelques heures à plusieurs jours, puis débouche sur des préconisations.

Quelles fonctions et quels formats exiger ?

Une fois le volume connu, il reste à préciser ce que l’appareil doit savoir faire. Les formats, les fonctionnalités et la connexion au réseau déterminent ensuite le temps que vos équipes passeront devant la machine.

Une personne professionnelle utilise un copieur multifonction dans un bureau.

Choisir entre A4 et A3

L’A4 suffit pour les courriers, les factures et les contrats. Le format A3 devient utile dès que vous produisez des plans, des tableaux larges, des schémas ou des présentations. Avant de retenir un multifonction A3, vérifiez le bac compatible, le grammage accepté (le poids du papier) et le recto verso. Une page A3 n’est d’ailleurs pas forcément facturée comme deux pages A4.

La technologie compte aussi. Le jet d’encre peut convenir à un petit bureau aux volumes modérés. À l’inverse, un photocopieur laser, qui utilise du toner en poudre, est généralement plus rapide, mais aussi plus encombrant et plus cher à l’achat. Côté qualité d’impression, les appareils professionnels travaillent notamment entre 600 et 1 200 points par pouce.

Exiger les fonctions vraiment utilisées

Une imprimante professionnelle n’est pas forcément multifonction. Avant de comparer, vérifiez qu’une imprimante multifonction réunit bien la copie et le scanner, ainsi que la télécopie si votre activité en a encore besoin. D’autres fonctions se vérifient ensuite selon les dossiers que vous produisez.

  • Recto-verso automatique : il évite de retourner les feuilles à la main.
  • Finitions : le tri, l’agrafage, la perforation ou les livrets suppriment des manipulations manuelles.
  • Chargeur de documents : il se compare sur sa capacité, les formats acceptés et sa vitesse en recto verso.

La numérisation mérite un essai sur vos propres factures, contrats et formulaires. Vérifiez les destinations proposées et les formats de sortie, comme le PDF interrogeable (où l’on peut chercher du texte) ou le PDF/A, destiné à l’archivage. Prévoyez aussi les éventuelles licences de reconnaissance de caractères, la fonction qui transforme une image en texte exploitable.

Contrôler la connexion et les données

L’Ethernet, le Wi-Fi, l’USB, l’authentification et les droits d’accès doivent correspondre à l’organisation de votre bureau. Un copieur connecté peut en effet stocker des documents et accéder à vos dossiers réseau. La CNIL recommande donc d’encadrer les interventions de maintenance et d’effacer les données avant une réparation, une mise au rebut ou une fin de location. Le RGPD peut aussi imposer d’examiner le rôle du prestataire au regard de son article 28. La norme ISO/IEC 27001:2022, elle, porte sur le management de la sécurité de l’information.

La numérisation touche aussi à la facturation. Depuis le 1er septembre 2026, les entreprises établies en France et assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Selon le ministère de l’Économie, l’échéance d’émission des factures électroniques est fixée au 1er septembre 2027 pour les PME et les microentreprises. Un simple PDF numérisé ne suffit pas à respecter ces règles.

Faut-il choisir la couleur ou le noir et blanc ?

Le choix entre couleur et noir et blanc pèse directement sur le coût de chaque page. Il se raisonne à partir des documents que vous produisez réellement, puis de la place que la couleur y occupe.

Partir des documents produits

Chaque type de document appelle plutôt l’un ou l’autre mode.

  • Textes et courriers : le noir et blanc suffit.
  • Dossiers administratifs : le monochrome est adapté.
  • Présentations et graphiques : la couleur rend les données plus lisibles.
  • Plans annotés et documents commerciaux : la couleur sert la compréhension et l’image de la structure.

Un copieur qui imprime uniquement en noir et blanc peut d’ailleurs numériser en couleur. Pour une structure qui imprime peu de couleur mais archive des documents en couleur, cette précision peut peser dans le choix.

Évaluer une couleur occasionnelle

Lorsque la couleur reste rare, deux solutions peuvent se comparer. D’un côté, un photocopieur couleur unique. De l’autre, un copieur monochrome accompagné d’une imprimante couleur distincte. La différence se joue sur le coût total des deux options, calculé sur le même volume.

Sur une machine couleur, il faut aussi demander comment les pages sont comptées. Une page qui ne porte qu’un petit logo peut être facturée comme une page couleur, ce qui change nettement le résultat.

D’autres facteurs pèsent sur le coût d’un document : la couverture couleur, le format du papier et le rendement réel des consommables. En usage soutenu, des cartouches de jet d’encre à renouveler souvent finissent par alourdir la facture.

Comparer des configurations disponibles en location

Reproland loue des multifonctions A4 et A3, en noir et blanc ou en couleur, avec des options de finition. La gamme de photocopieurs Sharp en location comprend par exemple le BP50C26, un multifonction A3 couleur annoncé à 26 pages par minute.

Dans la même gamme, le Sharp BP70C31, lui aussi A3 couleur, monte à 31 pages par minute.

Modèle HPFormat et modeVitesse annoncée
E60155A4 noir et blanc52 pages par minute
X55745dnA4 couleur45 pages par minute
E78625 (multifonction)A3 couleur25 pages par minute

La gamme de photocopieurs HP en location couvre elle aussi l’A4 et l’A3, en monochrome ou en couleur, avec les trois modèles du tableau ci-dessus.

Comment comparer le coût à la page et le coût total ?

Un comparatif de photocopieurs professionnels n’a de sens que si chaque offre couvre le même périmètre. Il faut donc d’abord savoir ce qu’inclut chaque prix, puis ramener le tout à un coût complet.

Identifier ce que couvre le prix

Le prix d’un photocopieur multifonction professionnel dépend de nombreux paramètres, si bien qu’aucun prix unique ne vaut pour toutes les configurations.

  • Format et couleur : l’A3 et la couleur augmentent la configuration.
  • Vitesse : la cadence suit le volume à traiter.
  • Mémoire et bacs : ils déterminent la capacité de travail.
  • Finitions : chaque module ajoute à la facture.

Le coût à la page, c’est-à-dire le montant facturé pour chaque page imprimée, doit distinguer le noir et blanc de la couleur. Il doit aussi préciser ce qu’il inclut : consommables, pièces d’usure, interventions, papier ou autres prestations.

Les normes ISO/IEC 19752:2025 et ISO/IEC 19798:2025 définissent des méthodes de mesure du rendement des cartouches de toner, monochromes pour la première et couleur pour la seconde. Elles permettent de comparer des rendements, mais pas de calculer un coût total.

Calculer le coût complet

Sur une même période, le coût complet additionne l’achat ou les loyers, les consommables, le papier, la maintenance, les pièces, l’installation, les options et les frais contractuels éventuels. Ce total, divisé par le nombre de pages facturables de la période, donne le coût complet par page.

Le calcul doit être fait entièrement en HT ou entièrement en TTC. Si votre structure ne récupère pas toute la TVA, comme certaines collectivités ou associations, retenez le montant qu’elle supporte réellement.

Lire les règles de facturation

Le coût à la page inscrit au contrat peut ne couvrir que les consommables et les interventions. Le coût complet ajoute l’équipement et les frais annexes. Un forfait de maintenance lié à un volume de pages peut rester dû même si toutes les pages prévues ne sont pas utilisées, tandis que les dépassements peuvent être facturés en plus.

Avant de comparer des offres, faites donc préciser par écrit le traitement des pages non consommées, des dépassements, des pages couleur et du format A3. Sans ces règles, deux propositions ne se comparent pas.

Attention

Choisir un copieur sur son seul prix

Un copieur mal dimensionné coûte cher à l’usage : comparez aussi les volumes supportés, la maintenance incluse et le coût des consommables sur la durée du contrat.

Acheter ou louer, avec quelle maintenance ?

Choisir entre achat ou location revient à arbitrer entre trésorerie, souplesse et engagement. Les deux formules ont leurs inconvénients, et la maintenance prévue compte autant que le mode de financement.

Imprimante multifonction au centre avec des documents et graphiques imprimés autour.

Peser l’achat et le reconditionné

Avec l’achat, l’entreprise devient propriétaire de l’appareil. Elle choisit séparément ses consommables et son prestataire de maintenance, mais mobilise davantage de trésorerie au départ. Un appareil reconditionné coûte souvent moins cher qu’un neuf, mais cette mention ne garantit pas à elle seule la durée de vie restante. Avant de le retenir, demandez les éléments suivants.

  • Âge : il situe l’appareil dans son cycle de vie.
  • Compteur : il indique le volume déjà imprimé.
  • Pièces remplacées : elles montrent l’ampleur de la remise en état.
  • Consommables : leur disponibilité conditionne l’usage sur plusieurs années.

La garantie mérite aussi une vérification. Le délai de deux ans de la garantie légale de conformité, prévu par l’article L217-3 du Code de la consommation, concerne notamment les consommateurs. Il ne s’applique pas automatiquement à une PME qui achète un copieur pour son activité.

Examiner les engagements de location

La location étale les paiements, mais le bailleur reste propriétaire pendant toute la durée du contrat, sauf si une option d’achat est prévue et exercée. Une location financière ne comprend pas forcément les mêmes prestations qu’une location avec maintenance : consommables, pièces et interventions dépendent des clauses.

Pour comparer achat et location, retenez la même durée, le même volume, la même part de couleur et les mêmes options. Sur la durée du contrat, vérifiez aussi la durée ferme, le préavis, la révision des prix, les conditions de résiliation et celles de restitution.

Définir le service après-vente

Un contrat de maintenance précise la main-d’œuvre, les déplacements, les pièces et consommables couverts, ainsi que les exclusions. Il doit distinguer trois délais : la prise en charge, l’intervention et la remise en service. Les offres se comparent sur les mêmes besoins de dépannage, de suivi des consommables et d’assistance, surtout lorsque plusieurs sites utilisent les équipements.

Pour la location d’un photocopieur Sharp ou HP, Reproland assure une maintenance de photocopieur préventive et curative, le suivi des consommables et la formation des utilisateurs. Les prestations et engagements retenus sont ensuite confirmés dans le contrat, une base à demander dès votre première prise de contact.

Reproland

Un copieur multifonction adapté à vos volumes

Location de multifonctions A4 et A3, couleur ou noir et blanc, avec maintenance et consommables : Reproland accompagne les entreprises du Grand Est depuis 1991.

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